Faire vivre
la gauche.

À Toulon, une voix socialiste claire, populaire et tournée vers l’avenir.

Un espace local pour relayer les idées socialistes, porter les combats du quotidien, valoriser les initiatives citoyennes et préparer une ville plus juste, plus solidaire et plus respirable.

Qui sommes-nous ?

Une section locale engagée à Toulon, ancrée dans les réalités du terrain, attachée à la justice sociale, à la démocratie locale et à la transition écologique.

Notre ligne

Défendre le progrès social, la solidarité, les services publics, les quartiers populaires et une ville accessible à toutes et tous.

Faire collectif, pas seulement communiquer.

Le site doit être un outil vivant : informations, débats, événements, propositions et relais des actions locales.

Projet socialiste pour le XXIe siècle

Le projet socialiste doit répondre aux défis contemporains : inégalités, crise démocratique, urgence climatique, jeunesse, logement, mobilités et services publics.

Justice sociale

Remettre la dignité, le travail, le logement et l’accès aux droits au cœur de l’action publique.

Écologie populaire

Faire de la transition écologique un levier de protection, et non une punition de plus.

Démocratie locale

Redonner du pouvoir d’agir aux habitants, aux quartiers et aux forces citoyennes.

Nos projets pour Toulon

Une base de travail locale, à enrichir avec les militants, les habitants, les associations et les partenaires de terrain.

01

Mobilité douce et gratuite

02

Sécurité : bien vivre ensemble

03

Quartiers : réparer, relier, valoriser

04

MED’IN Toulon : ville ouverte sur la mer

05

Éducation, jeunesse, sport

06

Économie, emploi, écologie

07

Culture, démocratie citoyenne

08

Logement digne, durable et abordable

Revue de presse

Un espace pour suivre l’actualité locale, institutionnelle et associative : Toulon, TPM, conseil municipal, jeunesse et histoire de la gauche toulonnaise.

Rubriques locales

  • La vie à ToulonLocal
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La Rade et la Rose

Le journal local intégré au site, recomposé pour une lecture mobile propre : articles complets, images conservées, navigation par rubriques et charte PS25 strictement appliquée.

« Être socialiste, c’est travailler à une société plus juste » — L. Jospin Numéro 1 · Été 2026

La Rade
et la Rose

Lettre locale toulonnaise — Idées — Quartiers — Débats — Actions

Éditorial

Faire entendre une voix socialiste à Toulon

Les élections municipales du mois de mars qui ont porté à la mairie de Toulon Madame Massi, sans étiquette, mais de droite, nous apportent une nouvelle réconfortante : le plafond de verre n’a pas craqué chez nous. Le populisme RN, les Toulonnaises et les Toulonnais n’en veulent pas.

Mais la gauche citoyenne, rassemblée autour de Magali Brunel dans Toulon en Commun, a payé le prix fort pour ce barrage contre l’extrême droite. Entre le vote utile anti-RN dès le premier tour et le report massif de ses électeurs pour Madame Massi au deuxième tour, TeC se retrouve sans élus, sans représentation que ce soit dans les instances municipales ou métropolitaines, alors même que la gauche représente plusieurs milliers de voix en ville.

Pour les socialistes de Toulon, la vie politique ne s’arrête pas à cette élection municipale. La démocratie, qu’elle soit locale ou nationale, ne peut exister sans débat et nous comptons bien y participer.

Le débat national est ouvert pour la présidentielle de 2027. Le Parti socialiste y contribue avec la publication de son projet et l’appel qu’il lance pour un rassemblement des forces de gauche autour d’une candidature unique.

À Toulon, au travers de cette lettre que vous retrouverez périodiquement, nous souhaitons créer avec vous, comme avec les autorités publiques, un espace de dialogue et de propositions. Quartiers, changement climatique, école, culture, solidarité et services publics : les enjeux du mandat qui débute sont immenses et nous comptons bien faire entendre notre voix et nos propositions.

Nous ne nous contenterons pas de critiquer. Nous voulons bâtir. Cette lettre sera un espace de dialogue pour tous ceux qui, de la rade au Faron, de la Beaucaire à Sainte-Musse, veulent faire avancer notre ville sur les enjeux du XXIe siècle.

Jacques Blandin
Secrétaire de section à Toulon

Histoire de quartier

Le Pont-du-Las : un quartier en devenir

Quartier emblématique de Toulon, le Pont-du-Las fait l’objet de toutes les attentions lors d’échéances municipales. Mais une fois la campagne terminée, ce quartier vivant et plein de ressources se sent abandonné. Voici quelques idées pour faire du Pont-du-Las l’avenir de Toulon.

Marché du Pont-du-Las à Toulon
Le marché du Pont-du-Las, cœur populaire et commerçant.
Carte du quartier du Pont-du-Las
Carte isolée pour une lecture mobile zoomable.
  • 1 — Son église. Juste à côté, l’église Saint-Joseph du Pont-du-Las, construite dans un style néo-byzantin, est reconnaissable par sa façade ornée. Elle a été marquée par les bombardements de 1944.
  • 2 — Son marché. Son cœur reste la place Martin-Bidouré, connue pour accueillir le deuxième plus grand marché toulonnais après le cours Lafayette. On y retrouve l’ambiance provençale typique : étals colorés et vie de quartier animée. On peut toutefois regretter la diminution des producteurs locaux liée à la baisse du nombre d’agriculteurs dans le Var. Quelques artisans font perdurer des métiers oubliés : serrurier, cordonnier, couturier dans les rues adjacentes.
  • 3 — Sa médiathèque. La médiathèque, en plein cœur du quartier, permet à toutes générations confondues de satisfaire la soif de lecture et d’événements qui y sont proposés : conférences, projections, etc.
  • 4 — Son artère principale. L’avenue du XVe Corps constitue l’artère principale du quartier. Très commerçante, elle rassemble cafés, boulangeries, boucheries, primeurs et petits commerces qui confèrent au Pont-du-Las son identité vivante et populaire.
  • Autre lieu marquant. Le Palais des Sports Jauréguiberry, salle emblématique pour les événements sportifs et pour de nombreux clubs, propose des activités dès l’âge de 4 ans. Le Pont-du-Las est aussi apprécié pour son esprit de village, son brassage culturel et sa proximité avec le centre-ville.

Son histoire

Le Pont-du-Las doit son nom à un ancien pont traversant le Las, le fleuve côtier qui descendait du Revest vers la rade. Ce passage était autrefois un axe important à l’entrée de la ville.

Au XVIIe siècle, sous Louis XIV, le cours du Las est modifié afin d’agrandir le port militaire de Toulon. La rivière est détournée vers le secteur du Malbousquet par un canal appelé « Rivière Neuve », actuellement recouvert par la voie qui part du parc Burnet jusqu’à Lagoubran. L’ancien lit du fleuve passait sous l’actuelle place du marché et près de l’église Saint-Joseph.

Le quartier se développe ensuite autour du pont, d’abord au milieu des terres agricoles et des vergers, puis grâce à l’essor de l’arsenal et des activités industrielles au XIXe siècle. De nombreux ouvriers viennent alors s’y installer, donnant au Pont-du-Las son identité populaire et commerçante.

L’église Saint-Joseph, inaugurée en 1867, devient un symbole du quartier. Son clocher est détruit lors des bombardements de 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, le Pont-du-Las reste un quartier vivant, connu pour son marché et ses commerces.

Une association : Archaos

L’association Archaos, créée à Toulon en 1994, est une structure engagée dans l’aide aux personnes en situation de grande précarité, d’exclusion ou de sans-abrisme. Implantée près du quartier du Pont-du-Las, elle agit comme un accueil de jour social et solidaire. Son objectif principal est d’offrir un espace d’écoute, de soutien et d’accompagnement aux personnes les plus fragiles.

Archaos propose différents services essentiels : petits-déjeuners et repas, accès à l’hygiène, aide administrative, accompagnement social et orientation vers les dispositifs de soins ou d’insertion. L’association travaille aussi à recréer du lien social et à redonner de la dignité aux personnes accueillies.

Au fil des années, elle a développé plusieurs actions spécifiques, notamment un espace dédié aux femmes en situation de précarité appelé « Les Elles d’Archaos ». L’association s’appuie sur une équipe salariée et de nombreux bénévoles. Aujourd’hui installée rue Bossuet à Toulon, Archaos joue un rôle important dans le tissu social du Pont-du-Las et dans la lutte contre l’exclusion.

Nos propositions

  • Redonner leur place aux artisans en favorisant leur installation dans les fonds de commerce fermés que la commune pourrait préempter et établir des baux avantageux à la primo-installation, permettant ainsi à des jeunes de pratiquer leur spécialité tout en les accompagnant dans leur parcours d’entrepreneuriat.
  • Mettre en place un marché paysan hebdomadaire en invitant des maraîchers et des producteurs de la métropole à venir proposer leurs produits.
  • Instaurer un festival du goût saisonnier — fête de la soupe, fête de la tomate — où les habitants pourraient apporter leurs propres compositions pour concourir.
  • Prolonger le partenariat avec Châteauvallon et instaurer des spectacles de rue en association avec les écoles et le collège.
  • Profiter des actions que met en place l’association d’artistes Le Calabrun avec les écoles et les EHPAD pour sensibiliser l’ensemble des habitants à une vision multiculturelle et intergénérationnelle visant à mieux vivre ensemble.
  • Étudier, en partenariat avec le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement, une mise en valeur des façades pour rendre plus attractif ce quartier, qui bénéficie d’une architecture ancienne de qualité.
Patrimoine urbain

Disparition de l’Évêché

La Maire, Josée Massi, a tranché. L’évêché au cœur de la vieille ville, le plus ancien bâtiment de Toulon, sera transformé en hôtel « Mama Shelter ». Les répercussions sur le quartier sont terribles : un marché emblématique coupé en deux et la rue Vincent-Courdouan, dont les petites boutiques répondent aux besoins des habitants du quartier, vont être transformées en logements étudiants.

Exit donc les populations populaires. Par ce tour de passe-passe, les logements étudiants vont être comptabilisés dans le quota de logements sociaux, ce qui permettra à Toulon de payer une amende plus faible. Ces logements vont chasser les habitants les plus précaires, mais Toulonnais depuis plusieurs générations, tandis que Madame la Maire, que d’aucuns ont supputé avoir le cœur à gauche, continue la gentrification. Vive le libéralisme qui exclut et chasse les populations qui le dérangent...

Jeunesse

La jeunesse toulonnaise se réveille

À Toulon, nous sommes nombreux à sentir qu’un nouveau souffle est en train de naître chez les jeunes engagés. Après plusieurs années plus discrètes, nous travaillons aujourd’hui à relancer une dynamique forte chez les Jeunes Socialistes varois. Une nouvelle section toulonnaise est en cours de création afin de redonner aux jeunes un espace d’engagement, de débat et d’action.

Depuis plusieurs mois, nous réfléchissons à de nouvelles façons de militer, plus proches des réalités de notre génération et des attentes du territoire. Nous voulons reconstruire un collectif vivant, utile et tourné vers l’avenir. Cette relance passera aussi par une grande rencontre régionale réunissant les Jeunes Socialistes de toute la région Sud pour échanger, construire ensemble et préparer les combats à venir.

Dès cette année, de nouveaux projets vont être lancés avec une ambition claire : préparer 2027 sérieusement et redonner une voix forte à la jeunesse socialiste varoise.

Présidentielle 2027

Le projet socialiste

Rarement dans notre histoire, une élection présidentielle se déroulera avec une telle accumulation d’enjeux vitaux pour notre planète, pour l’Europe, pour notre pays autant que pour chacun d’entre nous.

Des démocraties fragilisées

Effondrement de la biodiversité, changement climatique irréversible, exploitation à outrance des ressources naturelles et humaines par un capitalisme prédateur soutenu par des régimes populistes ou totalitaires, guerres sans fin et sans limites, effacement rapide des instances internationales, irruption de l’intelligence artificielle dans notre vie quotidienne, régression sociale, dévalorisation continue du travail et explosion des inégalités : la liste est longue.

Lister ces enjeux, ce n’est pas faire de l’idéologie, simplement en dresser le constat. Mais en dresser le constat, c’est pointer que nos démocraties en Europe sont fragilisées et qu’en France, le contrat social, qui devrait nous rassembler, se fissure rapidement.

Contre le capitalisme illibéral

C’est en partant de ce constat que le projet du Parti socialiste s’est construit pour proposer les mesures qui s’imposent pour faire front. Ce projet est bâti autour d’une idée force : chacune, chacun d’entre nous doit pouvoir vivre libre et respecté, en sécurité, en bonne santé et s’épanouir dans une société apaisée, dans un monde pacifié et un environnement réparé.

Dans le rapport de force face au capitalisme illibéral et aux autoritarismes guerriers, nous avons besoin d’institutions démocratiques fortes : nationales, européennes et mondiales. Face à l’effondrement écologique, l’urgence s’impose dans tous les choix que nous faisons, individuellement et collectivement.

L’individualisme et le renoncement à penser par soi-même étant les moteurs de l’illibéralisme, le projet se construit sur le retour du bien vivre ensemble dans l’épanouissement de chacun, de la petite enfance jusqu’à la vieillesse.

Et pour ne donner que quelques exemples de ce que fera un gouvernement de gauche, citons : la création d’une mutuelle santé publique gérée par la Sécurité sociale, la diminution des prélèvements de l’État sur les collectivités territoriales pour leur redonner des marges d’investissement, ou encore l’instauration d’un vote à la majorité qualifiée au sein de l’Union européenne.

Un projet volontariste

Les critiques politiciennes ne manquent pas, bien sûr, de pleuvoir sur ce projet : « un catalogue chimérique de bonnes intentions », comme le disent ceux qui n’ont d’autre discours que des slogans. Non. C’est un projet de gouvernement de gauche, né de multiples rencontres avec des citoyens, comme en 2025 à La Seyne-sur-Mer.

Un projet que le Parti socialiste soumet à ses partenaires pour qu’ils le complètent. Un projet volontariste qui engagera l’équipe qui se rassemblera pour relever les défis du XXIe siècle. Un projet qui engagera le ou la candidat(e) qui représentera la gauche de gouvernement à l’élection présidentielle de mai 2027.

Grand entretien

Le grand entretien — Boris Cyrulnik

Neuropsychiatre, psychanalyste et écrivain français, résidant à La Seyne, Boris Cyrulnik est connu pour ses travaux sur la résilience et ses ouvrages vulgarisant ce concept. Ce qui nous a intéressés ici, c’est son idée de « faire village ». Cet entretien est un résumé d’une grande interview accordée à Magali Brunel lors de la dernière campagne municipale.

Boris Cyrulnik pendant l’entretien
Boris Cyrulnik pendant l’échange.
Magali Brunel pendant l’entretien
Magali Brunel pendant l’échange.

Magali Brunel — Pourquoi faire village ?

Boris Cyrulnik — C’est que la dimension de la familiarité ne dépasse pas 1 500 personnes. Le village, c’est la dimension humaine pour fabriquer de la familiarité, où on se sent bien avec l’autre. Dès l’instant où on peut connaître et nommer les gens qui nous côtoient, ou en tout cas savoir de quel endroit ils viennent, de quelle famille ils viennent, on se sent en sécurité. Le village, c’est la dimension humaine pour fabriquer de la familiarité où on se sent bien avec l’autre. L’adolescence est un village nécessaire où on doit quitter ceux qu’on aime. La fierté de devenir un jour indépendant. On doit partir. On doit quitter ceux qu’on connaît, ceux qui nous sécurisent. Ça veut dire que s’il n’y a pas de relais autour de la famille, les adolescents qui doivent quitter ce qu’ils aiment ne sont pas accueillis dans la culture ; donc ils deviennent errants. Les acteurs autour de la famille, qui peuvent être sportifs par exemple, et tous les services que peut donner une ville à sa jeunesse sont essentiels.

Magali Brunel — Si on reporte ces réflexions à l’échelle de la ville, on a une ville où les quartiers sont relativement ghettoïsés. Nous pensons que la mixité sociale et la mixité scolaire sont une réponse à cette problématique, qu’en pensez-vous ?

Boris Cyrulnik — Vous avez employé le mot ghetto, je vous propose un mot plus tragique : ce sont des clans. On refait des clans : ce trottoir m’appartient, ne marche pas dessus. On refait des signes de clans : le tatouage, les poils. Le clan, c’est l’amour du même, mais aussi la haine de l’autre.

Magali Brunel — Mais parfois ce n’est pas de sa propre volonté qu’on se retrouve dans un quartier où on est finalement placé avec les mêmes comme vous dites.

Boris Cyrulnik — Mais c’est presque tout le temps le cas que ce ne soit pas de sa propre volonté. Les politiciens peuvent décider d’organiser l’alentour de la famille. Donc il y a des conditions culturelles, des conditions éducatives, conscientes à décider. On sait ce qu’il faut faire, est-ce qu’on veut vraiment le faire ?

Magali Brunel — Que préconiseriez-vous pour que ça aille un peu mieux ?

Boris Cyrulnik — On voit se développer de plus en plus en France, en Italie, en Belgique, des cités éducatives. C’est-à-dire que tous sont invités à participer à l’éducation, pas seulement les enseignants. Le moniteur de sport est un éducateur ; le petit orchestre est un éducateur. Je pense qu’il y a des tas de jeunes qui ont plein d’inventions, plein d’idées. On peut faire des associations. C’est une forme de démocratie même si actuellement il y a de moins en moins de budget. C’est la démocratie qui permet de se civiliser. Je souligne le mot, parce que là, dans une association on peut organiser des randonnées, on peut organiser des concours de pêche, il y a des ateliers d’écriture qui se font. Et qui les fait ? Peut-être des professeurs d’université, mais ça peut être quelqu’un qui a simplement le goût d’écriture, qui rassemble des copains chez lui au café...

Culture

Fête de la musique : une belle idée socialiste

Le 21 juin est le jour de la fête de la musique. Sur une idée originale française, l’événement, qui célèbre sa 44e édition en 2026, n’a pas tardé à essaimer d’abord en Europe, puis dans le monde.

En octobre 1981, le gouvernement de Pierre Mauroy, Premier ministre socialiste de François Mitterrand, nomme Maurice Fleuret au poste de directeur de la musique et de la danse au ministère de la Culture. Ce dernier défend une « révolution » dans le domaine de la musique, pour faire se rencontrer toutes les musiques, sans hiérarchie de genre ni d’origine.

Une grande enquête sur les pratiques culturelles des Français est menée en 1982 par le ministère de la Culture : elle montre que si cinq millions de personnes, dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique, les manifestations musicales organisées jusqu’à présent ne concernent qu’une élite. Maurice Fleuret imagine alors une grande manifestation populaire qui démocratise la musique et permette à tous les musiciens professionnels et amateurs de s’exprimer et de se faire connaître.

C’est ainsi que la première Fête de la musique est lancée le 21 juin 1982, jour du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère Nord. La Fête est gratuite, ouverte à toutes les musiques — rock, jazz, chanson française, musiques traditionnelles, musique classique, etc. — et à tous les Français.

La première édition est un succès : des milliers d’initiatives ont lieu dans toute la France. La Fête de la musique commence à s’exporter en 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique, et se développe dorénavant dans le cadre d’une charte, « La Fête Européenne de la Musique », signée à Budapest en 1997. Les principes de cette charte s’appliquent à tous les pays qui souhaitent s’associer à la Fête de la musique. En 2017, plus de 120 pays dans le monde y participaient.

Issue du ministère de la Culture sous un gouvernement de gauche, elle s’épanouit aujourd’hui, s’adresse à tous les publics et met en valeur toutes les musiques. Les participants, musiciens et spectateurs, restent fidèles à l’esprit de Maurice Fleuret qui déclarait : « Faites la fête ! Faites de la musique ! »

Marilu Gelormini

Billet politique

Municipales 2026 à Toulon : quel bilan pour la gauche ?

Malgré une campagne dynamique et participative, le résultat des municipales est décevant pour Toulon En Commun (TEC). Face à une députée, un sénateur et la maire sortante, Magali Brunel, notre candidate, a porté un programme sérieux et responsable tout en affirmant son rejet face à la montée des extrêmes.

Toulon en Commun (TEC) rassemble 4 920 voix, soit 8,38 % des suffrages exprimés. Le chiffre confirme qu’une gauche toulonnaise existe encore, avec un socle électoral, une mémoire militante et une attente sociale réelle. Mais il confirme aussi une faiblesse politique majeure : cette gauche ne parvient pas encore à transformer sa présence en puissance. Aucun élu municipal, aucun relais métropolitain, aucun poids dans le collège des grands électeurs. La gauche est là, mais elle reste encore trop éloignée des lieux où se construisent les décisions et les rapports de force.

La dynamique du second tour éclaire durement cette limite. Josée Massi passe de 17 350 à 31 593 voix, soit une progression de 14 243 voix. Le barrage au RN a donc fonctionné, mais sans résoudre la question politique centrale. Une part importante de l’électorat de gauche a été aspirée par Massi, non par adhésion, mais par réflexe républicain. Le geste était compréhensible ; il reste stratégiquement sévère. Quand la gauche devient principalement une réserve de second tour pour maintenir une majorité municipale qui n’est pas la sienne, elle cesse d’apparaître comme une alternative crédible au premier.

C’est ici que TEC doit regarder son résultat sans confort. Il ne suffit pas d’avoir tenu un espace, ni de revendiquer une présence honorable. Le score révèle aussi les limites d’une offre qui n’a pas encore suffisamment élargi son audience, consolidé son électorat potentiel, ni convaincu au-delà de son noyau naturel. TEC a porté une sensibilité utile, mais pas encore une force capable d’organiser un rapport de puissance. Une gauche qui parle juste mais ne pèse pas reste une conscience critique. Elle peut nourrir le débat ; elle ne modifie pas les arbitrages.

Pour autant, ce vote n’est pas un échec vide de sens. Il désigne des points d’appui : des bureaux où une demande existe, des quartiers où le logement, les mobilités, les services publics, le pouvoir d’achat, l’école, la jeunesse et l’écologie concrète peuvent redevenir des marqueurs forts. Mais ces points d’appui ne doivent pas masquer l’essentiel : l’électorat progressiste toulonnais est fragmenté, prudent, parfois résigné, souvent conduit à voter contre plutôt qu’à voter pour. C’est précisément là que se joue la reconstruction.

Le Parti socialiste, qui a participé activement à la construction de TEC, doit désormais assumer une responsabilité particulière dans la suite. Non pas pour restaurer une logique d’appareil ou distribuer des investitures, mais pour contribuer à structurer une ligne politique lisible, populaire, républicaine, sociale et écologique. Le PS doit redevenir un outil de cohérence et d’entraînement, capable de parler aux quartiers populaires comme aux classes moyennes, aux salariés comme aux retraités, aux jeunes comme aux agents publics. Nous ne pouvons pas laisser la gauche toulonnaise se réduire à une addition de témoignages, de coalitions fragiles ou de réflexes de barrage. L’enjeu n’est pas de remplacer TEC, mais de donner à cette dynamique une colonne vertébrale politique plus forte.

La prochaine étape impose donc une exigence plus forte. TEC a posé une base, mais cette base ne deviendra utile que si elle s’inscrit dans une stratégie plus large de reconquête, continue et lisible. Il faut une présence continue dans les quartiers, un langage clair, des propositions crédibles, une capacité à porter une sécurité sociale du quotidien : se loger, se déplacer, se soigner, apprendre, travailler, vivre dignement dans la ville. Le réel ne se conquiert pas avec des incantations ; il se travaille avec constance, méthode et incarnation.

Le barrage a évité le pire. Il n’a pas réglé l’essentiel : pourquoi tant d’électeurs de gauche ont-ils dû se tourner vers Massi pour peser ? Tant que cette question restera sans réponse, la gauche toulonnaise restera disponible pour les seconds tours des autres. L’enjeu est désormais clair : ne plus être utile par défaut, mais nécessaire par projet. TEC a montré qu’un socle existe. Le PS doit maintenant contribuer à transformer ce socle en force d’entraînement, en récit majoritaire, en perspective politique crédible. À Toulon, la gauche n’a plus seulement besoin de prouver qu’elle existe. Elle doit prouver qu’elle peut reprendre l’initiative.

Patrick Villecroze

Interview politique

Interview — Magali Brunel, candidate engagée

Portrait de Magali Brunel
Magali Brunel.

À titre personnel, comment avez-vous vécu votre première campagne municipale comme tête de liste de la gauche ?

Je l’ai vécue dans la continuité de mon activité de conseillère municipale d’opposition : avec mes deux collègues, nous avons beaucoup travaillé pendant six ans, et progressivement bien maîtrisé les enjeux et les difficultés que Toulon connaît. La campagne s’est effectuée dans la poursuite de combats sur le logement, pour les jeunes, sur le pouvoir d’achat ou sur les risques climatiques que nous menions depuis 2020. Personnellement, c’est certain, j’ai été exposée différemment et bien davantage : j’ai pris ce rôle de tête de liste avec responsabilité et honneur. Comme je l’ai dit tout au long de la campagne, j’ai porté la voix de tous les membres de Toulon en commun et eux tous m’ont portée. Comme je ne suis pas une professionnelle de la politique, je partais avec un déficit de notoriété, et il fallait au moins le compenser par un surcroît de travail et de compétence. Je me suis donnée au maximum pour défendre le projet de notre grand collectif et incarner avec sincérité et conviction mes valeurs sociales, solidaires et écologiques.

Quel enseignement politique en avez-vous tiré ?

La fin de campagne a été dure, angoissante, avec beaucoup de pressions, mais je n’ai jamais perdu ma détermination : Toulon est une ville symbole, et elle aurait pu être le laboratoire du RN. Le premier enseignement, c’est que les Toulonnaises et les Toulonnais n’ont pas voulu du RN, et cela c’est plutôt rassurant pour qui croit aux valeurs humanistes. Le deuxième enseignement, mais dont j’étais déjà sûre, c’est que la division de la gauche et des progressistes est une erreur, et que dans une campagne municipale, c’est une dynamique d’union qu’il faut porter : nous l’avons souhaitée jusqu’au bout cette union, nous l’avons engagée, mais hélas elle n’a pas pu se réaliser jusqu’au bout. Enfin, je crois que la prime au sortant a beaucoup joué : dans une campagne où le RN a continué à faire peur aux uns et à agiter les peurs des autres, les Toulonnais et les Toulonnaises ont choisi de conserver une maire qui était en place. Ce n’était pas le choix de l’avenir. Mais c’est un comportement compréhensible. Et cela justifie encore plus notre choix responsable de barrer la route au RN au second tour.

Quelle suite allez-vous donner à votre carrière politique ?

Les lendemains de campagne, et même les surlendemains, quand la victoire n’est pas au rendez-vous, ne sont pas faciles à vivre. Mais j’ai rencontré tant de personnes formidables, tant de situations révoltantes aussi, tant de raisons de s’engager finalement que, d’une manière ou d’une autre, je resterai sur le terrain, avec les habitants et les habitantes, et mobilisée. On ne peut pas juste avoir permis que le RN reste à la porte : ce n’est pas une réponse, ni au logement, ni à la précarité, ni à l’avenir de la jeunesse, ni aux problématiques de transports ou de pauvreté. Toulon doit changer et je compte bien faire partie de ceux qui la feront, demain.

Propos recueillis par Laurent Defrance

Dessins

Dessins — Jeu de l’été et calendrier 2027

Dessins du numéro : Jeu de l’été et calendrier 2027
Dessins conservés depuis le PDF initial, recadrés pour la lecture mobile.
À vous de jouer

À vous de jouer !

La grille a été recréée en vectoriel pour rester nette sur téléphone. Plus de pixelisation, plus de découpe hasardeuse.

12345678ABCDEFGHI

Horizontal

A — Animal présidentiel. B — Elle fait la force. Drame japonais. C — Le doudou de Renaud. D — C’est de la bombe, bébé ! Mouvement qui « Trump » énormément. E — Narcissique amoureux sans Don. F — Pronom très perso. Ce n’est pas du cochon. G — 3,14. Bismuth en raccourci. H — Pour l’être, elle vit cachée. I — Obstruction qui n’a rien de parlementaire. Marqueur de temps.

Vertical

1 — Elle n’est jamais finie. Lettre de Socrate. 2 — Petit d’un cancre. Régal pour « L’abeille et l’architecte ». 3 — Aliment pour la soupe populaire. Vingt-sept. 4 — Plaisir enfantin. La Belle-Hélène pour Priam. 5 — Non conformes. 6 — Œuvre de Zola. 7 — Personne. Couleur d’espérance. 8 — Premier courant alternatif. L’ENA sans administration.

Le Qui est qui ? — La Cène des influences

En pleine coupe du monde de football, J. Bardella présente son « onze » idéal.

Le Qui est qui ? La Cène des influences

J. Massi : comment on dit « je vous ai tous eus » en provençal ?

Dessin satirique : J. Massi, comment on dit je vous ai tous eus en provençal ?

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